mercredi, 06 février 2008
En attendant le reportage définitif...Morceaux choisis
Salut à tous !
En attendant le reportage final, vous pouvez retrouver une sélection d'articles et sélection de photographie :
- Journal Europa
- Boris Tadic réélu
- Présidentielles serbes : l'heure du choix
- Le parti libéral-démocrate serbe, l'autre force pro-européenne
- StaubProjekt
15:55 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : jiveli, beograd, belgrade, tadic, nikolic, serbie, serbe
dimanche, 20 janvier 2008
Focus sur le LDP, Parti Libéral Démocratique
- Pas un danger immédiat pour les autres candidats
Cedomir Jovanovic, leader du LDP, est le troisième homme de ces élections présidentielles. Devant lui, Boris Tadic (Parti démocrate, DS) le président sortant, et Tomislav Nikolic (Parti radical serbe, SRS). Crédité de moins de 5% des votes dans les sondages, l'homme n'apparaît pas comme un danger immédiat pour les deux principaux candidats. Il fait partie des "petits" de ces élections, avec Velimir Ilic (Ministre des Infrastructures, Nouvelle Serbie, NS, 4% des voix) et Milutin Mrkonjic (ancien proche de Slobodan Milosevic, Parti socialiste de Serbie, SPS, 4% des voix). Les paris le donnent 5ème.
- Pro-européen, anti-nationaliste
Comme Boris Tadic (Parti Démocrate, DS), Cedomir Jovanovic est pro-européen. Ce qui en fait déjà un original dans ce scrutin. Les trois autres principaux candidats sont populistes (Velimir Ilic, Nouvelle Serbie, NS, ou Milutin Mrkonjic, Parti Socialiste, SPS) ou franchement ultranationalistes, comme Tomislav Nikolic (Parti radical serbe, SRS), favori dans les sondages.
- Le seul pour l'indépendance du Kosovo
Sa particularité? Il est le seul à se déclarer favorable à l'indépendance du Kosovo. Ses prises de position dans le passé sur l’indépendance du Kosovo, celle du Monténégro, et la coopération avec le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) en ont fait un homme controversé. Ses détracteurs l'ont accusé d'être un traître à la patrie.
"Le Kosovo est indépendant depuis neuf ans. Je suis prêt à affronter le fait que la Serbie a perdu son droit à gouverner le Kosovo et qu'elle est devenue un havre pour toutes sortes de criminels de guerre présumés, de politiciens des temps de guerre et de profiteurs"
(C. Jovanovic dans un entretien accordé à Reuters, voir ici).
En décembre 2007, il s'était opposé à la résolution, finalement adoptée par le parlement serbe, sur la sauvegarde de la souveraineté et de l'intégrité territoriale. Cette résolution permet dans les faits de rompre tout accord avec des pays qui reconnaîtraient l'indépendance d'une province, en l'occurrence, le Kosovo. Pour Cedomir Jovanovic, cette décision du parlement compromet gravement l'avenir européen de la Serbie.
- Trop jeune?
Le leader du LDP, 36 ans, semble handicapé par son âge. Trop jeune, disent certains, dans un pays où lors des derniers scrutins, 90% des retraités ont voté, contre 11% seulement des moins de 25 ans (voir ici)...
MC
14:45 Publié dans Etat des lieux, Revue de web | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : cedomir jovanovic, ldp, ceda, serbie, politique, elections, presidentielles
jeudi, 17 janvier 2008
Entretien avec Valentina Boskovic, International Officer SUS
"We cannot expect a change suddenly, but we have to work for that" Valentina Boskovic
Interview réalisé hier après-midi, dans les locaux du SUS.
12:43 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : belgrade, serbie, reportage, photo, reporter, kosovo, politique
mercredi, 16 janvier 2008
Interview de Maria, militante du LDP
Sortie de l’aéroport, taxi direction le centre ville de la capitale serbe.
On ne peut louper les grands panneaux publicitaires qui se succèdent dans la banlieue belgradoise. Format 3x5 mètres, sur fond blanc-bleu-rouge, les deux principaux candidats posent, un sourire figé, tous les 100 mètres. Boris Tadic, Parti Démocratique (et président sortant), et Tomislav Nikolic, candidat du Parti Radical Nationaliste.
Ils ne nous quitteront plus, impossible de les ignorer. Ils s’imposent en ville sur des calicots tout aussi grands, alors que leurs militants recouvrent le moindre espace libre. Il ne semble y avoir que deux candidats à cette élection.
Quelle ne fut pas notre surprise de rencontrer dans les rues piétonnes Maria, militante du LDP, le Partie Libéral Démocrate. Ce parti présente Cedomir Jovanovic à l’élection présidentielle. Peu d’espace pour celui qu’on présente déjà comme le troisième homme de cette élection.
Le LDP tient une ligne politique différente de ses deux concurrents. Il est prêt à reconnaître l’indépendance du Kosovo. Pourquoi ? Non par choix idéologique - mais pour, enfin, tourner la page de la décennie de guerre qui a marqué le pays. Maria nous explique que « la Serbie n’a pas les moyens de recueillir les Serbes du Kosovo. Il faut que la province devienne indépendante, mais que l’ensemble des populations vive ensemble, comme à l’époque de la Yougoslavie. »
12:55 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : belgrade, serbie, reportage, photo, reporter, kosovo, politique
lundi, 14 janvier 2008
Revue de presse / blog avant de partir
A midi, selon l'AFP,
"le gouvernement serbe a adopté un plan d'action en cas d'indépendance du Kosovo, pouvant conduire Belgrade à rompre les relations diplomatiques avec les pays qui reconnaîtraient cette indépendance".
Alexandre Adler dans le Figaro (11 janvier) constate lui que:
"la Russie a décidé, après de nombreuses humiliations dans les années 1990, de faire entendre son point de vue beaucoup plus fortement favorable à Belgrade. Il se trouve que l'élargissement de l'Union européenne a multiplié les États de confession orthodoxe. Outre la Grèce à présent, Chypre, la Bulgarie et la Roumanie sont favorables au point de vue russe. Même un État comme l'Espagne, qui craint de plus en plus des processus sécessionnistes en Catalogne ou au Pays basque, n'est pas défavorable à un gel de la situation. Or l'acceptation d'une séparation unilatérale du Kosovo viole, cette fois-ci, le droit international en ce que le Kosovo n'a jamais été une République yougoslave de plein exercice, à l'instar de la Bosnie ou du Monténégro, mais seulement une province autonome de la Serbie."
Par ailleurs, selon l'AP,
"la Commission électorale serbe a interdit à des observateurs américains et britanniques de superviser le scrutin présidentiel serbe du 20 janvier".
Cependant 23 observateurs de l'OSCE sont eux autorisés à venir. On peut rajouter à cela que le parlement serbe a consacré la neutralité, et de fait remet à plus tard une éventuelle adhésion à l'OTAN.
Ces 2 événements semblent illustrer une forte tension entre zone d'influence russe et zone d'influence "occidentale". Serbian Watch annonce que:
"Ce pied de nez est le premier coup d'arrêt à l'élargissement de l'OTAN vers l'Est (c'est-à-dire la zone d'influence russe). C'est un geste qui pourrait se révéler d'une importance stratégique à l'avenir".
Bref la situation est digne des périodes les plus chaudes de la guerre froide, et Gary J. Bass, un professeur de Princeton, se demandait dans le New York Times "Who deserves statehood?"
On entend finalement peu parler les "peuples" et la société civile dans les médias. Espérons donc que notre reportage permettra de prendre la température sur place.
15:15 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élections, serbie, kosovo, indépendance, adler, opinion, politique











