dimanche, 20 janvier 2008
Focus sur le LDP, Parti Libéral Démocratique
- Pas un danger immédiat pour les autres candidats
Cedomir Jovanovic, leader du LDP, est le troisième homme de ces élections présidentielles. Devant lui, Boris Tadic (Parti démocrate, DS) le président sortant, et Tomislav Nikolic (Parti radical serbe, SRS). Crédité de moins de 5% des votes dans les sondages, l'homme n'apparaît pas comme un danger immédiat pour les deux principaux candidats. Il fait partie des "petits" de ces élections, avec Velimir Ilic (Ministre des Infrastructures, Nouvelle Serbie, NS, 4% des voix) et Milutin Mrkonjic (ancien proche de Slobodan Milosevic, Parti socialiste de Serbie, SPS, 4% des voix). Les paris le donnent 5ème.
- Pro-européen, anti-nationaliste
Comme Boris Tadic (Parti Démocrate, DS), Cedomir Jovanovic est pro-européen. Ce qui en fait déjà un original dans ce scrutin. Les trois autres principaux candidats sont populistes (Velimir Ilic, Nouvelle Serbie, NS, ou Milutin Mrkonjic, Parti Socialiste, SPS) ou franchement ultranationalistes, comme Tomislav Nikolic (Parti radical serbe, SRS), favori dans les sondages.
- Le seul pour l'indépendance du Kosovo
Sa particularité? Il est le seul à se déclarer favorable à l'indépendance du Kosovo. Ses prises de position dans le passé sur l’indépendance du Kosovo, celle du Monténégro, et la coopération avec le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) en ont fait un homme controversé. Ses détracteurs l'ont accusé d'être un traître à la patrie.
"Le Kosovo est indépendant depuis neuf ans. Je suis prêt à affronter le fait que la Serbie a perdu son droit à gouverner le Kosovo et qu'elle est devenue un havre pour toutes sortes de criminels de guerre présumés, de politiciens des temps de guerre et de profiteurs"
(C. Jovanovic dans un entretien accordé à Reuters, voir ici).
En décembre 2007, il s'était opposé à la résolution, finalement adoptée par le parlement serbe, sur la sauvegarde de la souveraineté et de l'intégrité territoriale. Cette résolution permet dans les faits de rompre tout accord avec des pays qui reconnaîtraient l'indépendance d'une province, en l'occurrence, le Kosovo. Pour Cedomir Jovanovic, cette décision du parlement compromet gravement l'avenir européen de la Serbie.
- Trop jeune?
Le leader du LDP, 36 ans, semble handicapé par son âge. Trop jeune, disent certains, dans un pays où lors des derniers scrutins, 90% des retraités ont voté, contre 11% seulement des moins de 25 ans (voir ici)...
MC
14:45 Publié dans Etat des lieux, Revue de web | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : cedomir jovanovic, ldp, ceda, serbie, politique, elections, presidentielles
mercredi, 16 janvier 2008
Revue de web #2
- La participation
"La Fédération des ONG en Serbie (FeNS) lance une campagne pour inciter la population à participer aux prochaines élections présidentielles. Une campagne similaire en 2000 aurait entraîné 5 à 10% de votants en plus."(Blog de veille sur les droits de l'Homme en Serbie)
- Le Kosovo, déjà indépendant ?
Cedomir Jovanovic (LDP), dans un entretien au quotidien Politika, explique que "le Kosovo est déjà indépendant".
Selon une traduction présente ici.
- Le droit de veto de la Russie
"La Russie devra user de son droit de veto s'agissant d'un éventuel octroi de l'indépendance au Kosovo au Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies, a estimé mercredi à Moscou le président du Comité pour les Affaires internationales de la Douma (Chambre basse du parlement russe) Konstantin Kossatchev."
Extrait de la revue de presse du 11 janvier, sur le blog Robert Amsterdam:
"Alexander Botsan-Kharchenko, le représentant pour les Balkans du ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que la Russie n'agréera pas à la décision du Conseil de sécurité de l'ONU à propos de la province serbe du Kosovo, si elle ne se base pas sur un arrangement. Cette déclaration fait suite à la conférence de presse donnée par Jim Murphy, le représentant du bureau britannique des Affaires étrangères pour l'Europe, qui a appelé la Russie à ne pas poser son veto en ce qui concerne l’indépendance du Kosovo : « Comment peut-on empêcher Moscou? C'est un membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU et a le droit d'exercer son droit de veto. Nous avons déclaré que nous n’accorderons pas notre assentiment à une décision du Conseil de sécurité qui ne se base pas sur un arrangement ». Dans le cas contraire le 16 janvier la résolution ne sera même pas discuté. Les Etats-Unis et un certain nombre de pays européens veulent reconnaître l'indépendance du Kosovo, tandis que la Serbie et la Russie s'y opposent. D’après les experts l'indépendance du Kosovo ne se ferait pas avant le 20 janvier, date de l'élection présidentielle en Serbie."
(voir l'article dans son intégralité)
- Des enjeux européens
Extrait d'une dépêche de l'agence RIA Novosti du 11 janvier:
"Le parlement du Kosovo ne proclamera pas unilatéralement l'indépendance de cette province serbe de jure avant le 10 mars prochain, rapporte vendredi le journal Express de Pristina, se référant à des sources dans la délégation kosovare aux négociations sur le statut du Kosovo.
Le journal prétend notamment qu'il existerait entre l'Union européenne (UE) et l'Espagne un arrangement en vertu duquel les autorités kosovares n'effectueraient pas cette démarche avant la tenue en Espagne des futures élections parlementaires, prévues pour le 9 mars prochain. On estimerait à Madrid que les événements au Kosovo pourraient se répercuter sur l'issue des législatives espagnoles dans le sens de l'aggravation des tendances séparatistes dans le pays."
19:15 Publié dans Revue de web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : russie, indépendance, kosovo, espagne, ria novosti, union européenne, europe











