mercredi, 23 janvier 2008
Belgrade - Pristina : voyage au bout d'une nuit
Gare routière de Belgrade, 22h. Nous sommes les deux seuls étrangers dans le bus. Direction Pristina, Kosovo. Les chauffeurs, amusés par nos quelques mots de serbe, nous donne une place de choix a l’avant. Le bus s’arrête à plusieurs reprises au bord de l’autoroute. A chaque fois, une ou deux personnes attendent dans la nuit.
Après deux heures de voyage, pendant lesquelles le paysage devient de plus en plus montagneux, le bus s’arrête. C’est l heure de pause. Avant même de pénétrer dans le restaurant, des portraits de Tito nous entourent. A l’intérieur, outre les tableaux à l’effigie du maréchal, une grande carte de Yougoslavie tapisse le mur. Une bibliothèque est exclusivement dédiée au personnage, ainsi que des bustes et autres objets.
Apres cette pause insolite, direction Nis, où nous quittons l’autoroute pour une route plus tortueuse. Ambiance détendue, les chauffeurs nous tendent une cigarette, les hauts parleurs du bus crachent de la pop serbe.
Au milieu de nulle part, à une cinquantaine de kilomètres de la "frontière internationale", nous croisons le car qui remonte vers Belgrade. Stupéfaction : nous stoppons à sa hauteur, les chauffeurs échangent les plaques minéralogiques, l’une serbe, l’autre kosovare. Nous supposons qu’une plaque serbe en zone albanaise du Kosovo représente un risque.
Pour entrer au Kosovo, il faut franchir deux check points. Un premier contrôle d’identité au barrage serbe. Quelques mètres plus loin, les policiers de l’UNMIK, la force intérimaire du Kosovo (ONU), fouille les bagages et monte à bord. Est-ce une frontière que nous passons? Le laissez-passer de l ONU peut nous le laisser croire. Lorsque nous croisons des voitures albanaises, les chauffeurs, "taquins", restent en pleins phares. Micro-resistance?
CM
GD
00:40 Publié dans Sur la route | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : kosovo, danger, route, frontière, contrôle, serbe, albanais
mardi, 15 janvier 2008
Jour 1 : premières impressions
En direct de l'auberge de jeunesse, située dans le centre à côté de la gare.
Anecdote du soir, une journaliste française a su qu'on était arrivés et est venue nous voir dans notre chambre. Le monde est plat ?
Premières impressions sur le vif : d'abord de la fatigue, beaucoup de fatigue. Premiers échanges, entre nous trois. Belgrade ressemble à nos voyages d'avant. Le Caire pour Céline, Bucarest pour Gautier, Athènes pour Laurent. Comme en Grèce, de petits kiosques vendent de tout, chewing-gums, presse, petit alimentaire. Belgrade est entre des collines. Ses pentes sont jonchées de boutique vendant mille et un délices, les gens sont avenants. On nous a dit au moins trois fois "Welcome to Serbia !".
Nous sommes allés à la citadelle, dans un petit restaurant en forme de point d'interrogation...Et nous avons pu mener notre première interview, un peu par hasard, que nous vous diffuserons demain matin, avec Maria, pro-Europe mais pas forcément pro-Kosovo au sens atlantiste du terme.
D'ici là, une petite vidéo car tout commence en musique, et quelques photos.


Belgrade vue du haut de la citadelle
@LF

Une patineuse
@LF

Dans un passage souterrain
@LF

Une poupée dans une bouche passant sous une grande avenue de Belgrade
@LF

Un serveur du café littéraire, shooté dans la vitre
@LF
Bonne soirée à vous, et à demain !
22:00 Publié dans Sur la route | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : serbie, élections, présidentielles, belgrade, reportage, kosovo, balkans
11h44: arrivée à Belgrade

20:15 Publié dans Sur la route | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : arrivée, belgrade, serbie
Direction Belgrade

08:25 Publié dans Sur la route | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aeroport, voyage, route, belgrade, milan











