lundi, 14 janvier 2008
Revue de presse / blog avant de partir
A midi, selon l'AFP,
"le gouvernement serbe a adopté un plan d'action en cas d'indépendance du Kosovo, pouvant conduire Belgrade à rompre les relations diplomatiques avec les pays qui reconnaîtraient cette indépendance".
Alexandre Adler dans le Figaro (11 janvier) constate lui que:
"la Russie a décidé, après de nombreuses humiliations dans les années 1990, de faire entendre son point de vue beaucoup plus fortement favorable à Belgrade. Il se trouve que l'élargissement de l'Union européenne a multiplié les États de confession orthodoxe. Outre la Grèce à présent, Chypre, la Bulgarie et la Roumanie sont favorables au point de vue russe. Même un État comme l'Espagne, qui craint de plus en plus des processus sécessionnistes en Catalogne ou au Pays basque, n'est pas défavorable à un gel de la situation. Or l'acceptation d'une séparation unilatérale du Kosovo viole, cette fois-ci, le droit international en ce que le Kosovo n'a jamais été une République yougoslave de plein exercice, à l'instar de la Bosnie ou du Monténégro, mais seulement une province autonome de la Serbie."
Par ailleurs, selon l'AP,
"la Commission électorale serbe a interdit à des observateurs américains et britanniques de superviser le scrutin présidentiel serbe du 20 janvier".
Cependant 23 observateurs de l'OSCE sont eux autorisés à venir. On peut rajouter à cela que le parlement serbe a consacré la neutralité, et de fait remet à plus tard une éventuelle adhésion à l'OTAN.
Ces 2 événements semblent illustrer une forte tension entre zone d'influence russe et zone d'influence "occidentale". Serbian Watch annonce que:
"Ce pied de nez est le premier coup d'arrêt à l'élargissement de l'OTAN vers l'Est (c'est-à-dire la zone d'influence russe). C'est un geste qui pourrait se révéler d'une importance stratégique à l'avenir".
Bref la situation est digne des périodes les plus chaudes de la guerre froide, et Gary J. Bass, un professeur de Princeton, se demandait dans le New York Times "Who deserves statehood?"
On entend finalement peu parler les "peuples" et la société civile dans les médias. Espérons donc que notre reportage permettra de prendre la température sur place.
15:15 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élections, serbie, kosovo, indépendance, adler, opinion, politique











