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vendredi, 18 janvier 2008

Une nuit à Belgrade

Il y a presque 10 ans, alors que Belgrade tremblait sous les bombardements, la jeunesse se retrouvait pour danser dans les caves des immeubles, pied-de-nez aux étages qui s'écroulaient.

2008, à l'auberge de jeunesse, avec des Croates, des Serbes, des Américains, autour d'une bouteille et de fajitas. Discussion de voyageurs sur le Kosovo. Points de vue divergents. Pourtant on joue au chat dans la cuisine.

2008, un peu plus tard, avec la jeunesse dorée de la capitale serbe. Des shooters, de la musique traditionnelle jouée "live" sur des beats internationaux. Un mélange des genres, un mélange des alcools, la même envie de s'amuser. Une ouverture entre tous les vents de la rose, et cette fois sans heurt.

Est-ce cela, la Serbie d'aujourd'hui ?

Quelques photos partiales de notre nuit, entre le Stephen Brown Garden, Winter, et le Theatre, versions ultraviolet et  noir & blanc.
Il y a aussi le portfolio de Staubprojekt.

Merci à Marko pour tout.

jeudi, 17 janvier 2008

Entretien avec Valentina Boskovic, International Officer SUS

"We cannot expect a change suddenly, but we have to work for that" Valentina Boskovic

Interview réalisé hier après-midi, dans les locaux du SUS. 

 

mercredi, 16 janvier 2008

Jour 2 : Immeubles en vrac, gendarme pas photogénique et engagement étudiant

Balade dans les rues de la capitale. Là encore, les affiches de campagne sont partout, parfois sur des murs portant les stigmates de la guerre passée.

Des immeubles détruits par les missiles de l’OTAN sont conservés, au bord d’un boulevard ou coincés entre deux bâtiments rénovés, à peine isolés des passants qui ne semblent plus les voir. Je suis surprise de voir que nous sommes les seuls à lever les yeux. Certains, eventrés ou en partie effondrés, sont protégés par une pallissade; d'autres , toujours occupés, portent des impacts de balles. 

Le quartier rassemble essentiellement des ambassades et des bâtiments officiels, des militaires en arme stationnés aux coins des rues; l'un d'entre eux refuse de se laisser photographier. Un gendarme traverse la rue depuis l'ambassade américaine, nous aborde à coup de "no pictures!" et nous demande de le suivre. Nous nous en tirons en supprimant les quelques clichés.

C.M. 

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Dans le centre de Belgrade, des affiches jonchent le sol, dans l'indifférence générale
@CM
 
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Un souterrain en périphérie
@GD
 
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A côté de l'ancien immeuble de la télé nationale, vestige des bombardements
@LF
 
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On a essayé de voir au plus près
@GD
 
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Les ombres ne se ressemblent pas toutes
@LF
 
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En écho avec ce que va nous dire plus tard Valentina...
@GD
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Valentina Boskovic, nouvelle International Officer du SUS, portrait demain matin
@LF

 

 Une claque. Je crois que je n'avais jamais vu des traces de guerres récentes. Immeubles déchiquetés. Murs défoncés. Et des patrouilles qui circulent autour et qui ne se laissent pas photographier.

Boulangerie réconfortante, des croissants au beurre. Bouiboui d'une gare où on mange un de ces « tient-au-corps ». Rendez-vous devant l'Hotel Moscow, avec Valentina de la Student Union of Serbia, nouvellement elue International Officer (portrait demain matin, sur le blog). De l'engagement dans les yeux, de la clairvoyance dans les mains : "ça prendra du temps". Echos de Rilke et des autres grands "ce qui est possible est immense".

Retour à l'auberge, avec la fièvre des nouveaux arrivants. Programme chargé demain : couverture de la premiere Student constitutive Assembly, rencontre avec des responsables de l'AIESEC, et enfin avec Marko, promoteur de soirées à Belgrade.

LF 

 

 

Interview de Maria, militante du LDP

Sortie de l’aéroport, taxi direction le centre ville de la capitale serbe.

On ne peut louper les grands panneaux publicitaires qui se succèdent dans la banlieue belgradoise. Format 3x5 mètres, sur fond blanc-bleu-rouge, les deux principaux candidats posent, un sourire figé, tous les 100 mètres. Boris Tadic, Parti Démocratique (et président sortant), et Tomislav Nikolic, candidat du Parti Radical Nationaliste.
Ils ne nous quitteront plus, impossible de les ignorer. Ils s’imposent en ville sur des calicots tout aussi grands, alors que leurs militants recouvrent le moindre espace libre. Il ne semble y avoir que deux candidats à cette élection.

Quelle ne fut pas notre surprise de rencontrer dans les rues piétonnes Maria, militante du LDP, le Partie Libéral Démocrate. Ce parti présente Cedomir Jovanovic à l’élection présidentielle. Peu d’espace pour celui qu’on présente déjà comme le troisième homme de cette élection.

Le LDP tient une ligne politique différente de ses deux concurrents. Il est prêt à reconnaître l’indépendance du Kosovo. Pourquoi ? Non par choix idéologique - mais pour, enfin, tourner la page de la décennie de guerre qui a marqué le pays. Maria nous explique que « la Serbie n’a pas les moyens de recueillir les Serbes du Kosovo. Il faut que la province devienne indépendante, mais que l’ensemble des populations vive ensemble, comme à l’époque de la Yougoslavie. » 

GD
Montage: CM

 
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